
Le roi de la pop brésilienne s'appelle Marcos Valle. Au début des années 60, c'est un blond en chemisette qui illumine la Bossa Nova de son aisance mélodique - Samba de verao a dû être repris autant de fois que Garota de Ipanema. On parle de deuxième vague de la Bossa-Nova et tout son deuxième album, O Compositor e o Cantor est rempli de classiques légers et mémorables. Devant le succès de Samba de verao aux US, repris par Walter Wanderley sous le titre de So nice (Summer samba), Marcos Valle enregistre un album pour Verve où on retrouve la version chantée d'une bombe, Os Grilos, déjà gravée au Brésil par un compagnon de route de la même génération, Eumir Deodato.
De retour au Brésil, à la fin des années 60, sa musique s'oriente vers un mélange de pop, de soul, de samba, de funk avec toujours comme marque de fabrique une facilité mélodique hors du commun qui finira par le perdre, comme bien d'autres, mais seulement à partir de la deuxième moitié des années 70. Car de 68 à 73, tout ce qu'il enregistre, souvent pour ce laboratoire de la musique brésilienne de l'époque que sont les bandes sons de telenovelas, est furieusement bon. La preuve en 14 morceaux piochés dans les cinq albums qu'il a sorti entre 1969 et 1973.
Le plus prog
Le plus pop
Flamengo ate morrer, le morceau qui ouvre Previsao do tempo, est une déclaration d'amour au Flamengo, le club de Football de Rio.
Parece que finalmente resolvemos o dilema
Dario e Doval jogando juntos sem problema
Eu como um prato a menos
Trabalho um dia a mais
E junto un trocadinho p'ra ver o meu Flamengo
Que sorte eu ter nascido no Brasil
Até o presidente é Flamendo até morrer
E olha que ele é o presidente do pais
Rogério na direita, Paulinho na esquerda
Dario no comando e Fio na reserva
E o resto a gente sabe mas nao diz
E o resto é pau, é pedra, aguas de março ou de abril
Mas tudo agora é paz nesse pais, nesse Brasil,
A gente ja cresceu e é tempo de aprender
Quem quem nasceu Flamengo é Flamengo até morrer